Réhabilitation de l'église St-Hubert

Rappel des faits

En décembre 2016, au terme d’un long processus de définition d’un scénario de cession, la Commune a signé un compromis de vente de l’église Saint Hubert avec un acquéreur privé capable d’en assurer la réhabilitation principalement en logement, secondairement en équipement, tout en maintenant un lieu de culte de taille correspondant aux besoins cultuels actuels et aux exigences de l’Archevêché. Ce compromis était signé sous condition d’obtenir dans les trois ans un permis d’urbanisme exécutoire et libre de tout recours.

C’est ainsi que l’acquéreur a introduit une première demande de permis d’urbanisme auprès de la Région le 18 août 2017. La commission de concertation ayant émis un avis favorable sous conditions, le projet a été amendé pour répondre aux exigences régionales. Une nouvelle demande de permis a été introduite et la commission de concertation a émis un second avis, mais défavorable cette fois, en décembre 2019.

Ce qui coince

La Région estime d’une part que la réponse architecturale proposée n’est pas adéquate et remet d’autre part en cause l’affectation de l’église en logement. C’est la Région qui décide en la matière. La Commune en prend acte.

Notons toutefois concernant les affectations que l’avis émis en commission de concertation en présence de plusieurs représentants régionaux ne remettait pas l’affectation en logement en cause et que la Commission Royale des Monuments et Sites, garante du respect du patrimoine, indiquait dans son avis que «Le principe d’une réaffectation, en équipements collectifs, logements et maintien d’un espace dédié au culte est une belle opportunité de revitalisation de l’église. La CRMS y souscrit pleinement et s’en réjouit. (…)».

Prolongation du délai

Au grand soulagement de la Commune, malgré ce revers, l’acquéreur ne renonce pas. C’est particulièrement important car les investisseurs capables de porter un projet aussi atypique ne sont pas nombreux. Il faut donc reprendre le projet en amont et mener des études complémentaires, ce qui requiert du temps. Pour cette raison le Collège des bourgmestre et échevins de Watermael-Boitsfort proposera au Conseil Communal le 23 mars prochain d’approuver la prolongation du délai de réalisation de la condition suspensive relative à l’obtention d’un permis d’urbanisme exécutoire et libre de tout recours de 36 mois supplémentaires.

Un nouvel horizon pour la réhabilitation

En accord avec le Maître Architecte et avec son appui, l’acquéreur va sélectionner une équipe pluridisciplinaire chargée de mener une étude exploratoire démonstrative et systématique de toutes les possibilités de réhabilitation de l’église en termes architecturaux, d’affectations et de rentabilité financière. Les scénarios les plus porteurs seront approfondis pour finalement dégager le programme des affectations qui pourra être développé dans un projet d’architecture.

L’enjeu pour la Commune

Dès leurs premières réflexions quant à l’avenir de l’église Saint-Hubert, les autorités communales ont toujours privilégié la conservation du bâtiment. Et la meilleure façon de le protéger est de le réaffecter. En effet il serait insensé dans le chef de la Commune de dépenser des millions d’euros pour un bâtiment sans usage ou pour un usage devenu totalement inadapté.  La réhabilitation de l’église par un acquéreur privé reste plus que jamais pertinente.

Si trop d’exigences compromettent la possibilité de réaliser un projet, c’est la survie même du bâtiment qui sera compromise.