Vers un nouveau rapport au numérique

Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter à internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train… De  plus, de nombreux objets connectés font leur apparition et se proposent à nous. Depuis le confinement, nous avons pu observer aussi combien le numérique pouvait être précieux et nous permettre de rester en lien ou de travailler et l’usage des vidéo conférence est devenue une nouvelle habitude pour beaucoup d’entre nous.

 Cet univers numérique grandit donc à une vitesse prodigieuse. Nous sommes plus de 4 milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d’aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !

 Les faces cachées du numérique

Cette croissance a un coût environnemental énorme. L’empreinte écologique de l’univers numérique, celle de nos appareils personnels mais aussi celle de la multitude de serveurs permettant d’héberger les données représente déjà un 7e continent en termes de consommation d’énergie.

Les métaux rares utilisés pour la fabrication de nos smartphones, écrans et ordinateurs proviennent de pays qui payent cher la présence de ces ressources sur leur territoire et les terribles conditions de travail de ceux qui les extraient ne sont plus à démontrer. L’impact est d’autant plus grand que la durée de vie de ces appareils est très courte et que le recyclage est très partiel et particulièrement polluant.

Cela, sans compter les impacts sur notre environnement électromagnétique. Car dans notre univers de plus en plus mobile, qui dit transfert de données, dit wifi et 3 G, 4 G et   5 G qui frappe à nos portes. Des technologies dont l’impact sur la santé et sur notre environnement naturel pose encore de nombreuses questions. La prudence sur leur usage s’impose.

Que pouvons-nous faire?

Difficile d’imaginer nous priver des services réels que nous offre le numérique. Outre la réflexion indispensable qui doit être faite par les producteurs d’outils numériques, l’usage que nous en faisons peut diminuer nos différents impacts. Voici quelques pistes qui peuvent être mises en oeuvre à l’échelle individuelle pour les utiliser de manière raisonnée. 

  • Eteindre nos box tv/wifi pendant la nuit.
  • Prolonger la vie de notre matériel, le faire réparer quand c'est possible et les acheter en seconde main.
  • Nettoyer régulièrement nos boîtes mail et nos outils cloud en y supprimant les documents inutiles (comme les versions intermédiaires ou les photos ratées, ...)
  • Nous désabonner des newsletters que nous ne lisons pas.
  • Préférer le téléchargement à l’écoute de musique en ligne, en particulier sous forme de vidéo
  • Compresser nos photos lors des partages et transferts si elles ne sont pas destinées à l’impression
  • Regarder les vidéos en basse définition
  • Réfléchir avant de cliquer ou de partager une vidéo
  • Utiliser les pièces jointes les moins lourdes possible et les envoyer à bon escient
  • Taper directement l'adresse d'un site web plutôt que de solliciter les moteurs de recherche. Utiliser des mots clés précis quand on y a recours.
  • Réfléchir à l’apport réel d’un nouvel objet numérique en regard de ces impacts avant de l‘acheter

Vous trouverez dans votre prochain magazine 1170, une affiche invitant à éteindre le wifi pendant la nuit. Un geste simple qui permet d’économiser de l’énergie et de faire baisser la pression électro­magnétique dans nos habitations et celles de nos voisins. Faites pas­ser le message en l’affichant à votre fenêtre !